...vivre... A la limite.
En sursis du futur sous la vigilance des morts
Pas encore. Pas déjà ce jour, pas déjà cette nuit
Tout n’est pas perdu encore.
Subsister sous son œil vigilant.
Va pour les rhumatismes
Va pour les lenteurs et les douleurs
Et les graniteux et perfides Etrons qui me déchirent le cœur et le cul,
Complices compagnes des jours et des nuits égarées.
J’ouvre ma fenêtre pour entendre le chant des oiseaux à l’aurore
Et accueille les épreuves hasardeuses
Mais pas de cancer et ses fastidieuses rémissions
Pas de cérébral et la honte de l’idiot.
Voir, encore entendre la musique
Le chant des oiseaux
Manque de souffle, inconscients.
Six heures ! Elle demande : « Es-tu là ?»
- « Oui je suis las. »
Point de sauveur pour les saveurs de la vie
Point de sursis au jour de la mort.
Troubadour de la mort je guette le jour
Encore un peu vivant
Encore vivant un jour. Résolu.
Le temps se rit quand il entend mes pleurs
Chaque jour me pousse mais chaque nuit me repousse
Et je les regarde les yeux grands ouverts par-dessus l’épaule s’éloigner
S’égrener mes jours des dernières aubes
Survivant encore vivant à peines.
On s’endort en rêvant, on se réveille en cauchemar.
Entre la vie et la mort il n’y a qu’une longue marche de somnambule
qui dure jusqu’au dernier rendez-vous.
FAUX ! Il y a les trois A : amour art action
qui donnent à la vie sa saveur et sa valeur.